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Lettre de démission : faites simple et constructif

Vous démissionnez ? À l’écrit, optez pour la sobriété. Votre lettre de démission se passe très bien d’arguments et encore plus de remontrances.Lettre de démission : faites simple et constructif

Sauf règle propre à votre convention collective, la démission n’est soumise à aucune règle de forme spécifique, vous pouvez poser la vôtre oralement – il est d’ailleurs conseillé de l’annoncer ainsi au préalable à votre employeur plutôt que de vous en tenir à l’écrit. Mais pour être valable juridiquement, votre démission doit être formulée de façon claire et non équivoque. La confirmer par l’envoi d’une lettre recommandée avec accusé de réception (RAR) est donc souhaitable et vous préserve d’un litige ultérieur. Vous trouverez ici plusieurs modèles de lettres selon votre situation (standard, formelle, avec demande de réduction ou de prolongation de préavis, etc.)

Comme cette lettre matérialise votre décision, mieux vaut être sûr de vous. Marie Hathroubi, manager recrutement et formation chez Hays, rappelle qu’une fois annoncée à son employeur, il est très difficile de revenir sur sa démission : « Soyez très sûr de votre choix, un retour en arrière n’est pas sans répercussions sur votre image et la confiance qu’on vous accorde. Soyez également très attentif aux aspects légaux de cette lettre, notamment en ce qui concerne le préavis. »

Pas besoin d'indiquer de motif, encore moins d’écrire ses griefs, s’il y en a

Vous n’êtes pas légalement obligé de justifier votre décision, faire part de vos griefs, si vous en avez, est donc non seulement superflu mais aussi à proscrire et ce, à plusieurs titres. D’abord, l’écrit laisse des traces. Ensuite, évoquer les problèmes rencontrés et vos frustrations durant cette expérience est plus facteur de troubles que de clarté. Enfin, vous avez tout intérêt à partir dans de bonnes conditions, ne serait-ce que pour faciliter de futures prises de références. « Le monde est petit, vous serez peut-être amené à recroiser les gens que vous avez quittés et vous en savez pas non plus qui connaît qui », souligne notre interlocutrice.

Vous avez besoin de vous exprimer ? Focalisez-vous sur le positif de votre expérience

Remercier est en revanche possible mais en restant simple. « Si vous avez besoin de vous exprimer, focalisez-vous sur les points positifs de votre expérience », recommande-t-elle. Faire le point sur les apports de votre expérience dans l’entreprise, en termes de réalisations, de rencontres, d’apprentissages, vous permet en outre d’élaborer un discours constructif pour la suite, qu’il s’agisse de votre entretien de sortie ou des entretiens de recrutement futurs.

Si abcès à percer, sollicitez un entretien avec votre N+1, les RH ou votre patron

Si vous ressentez le besoin de faire part d’aspects négatifs de votre expérience, faites-le à l'oral lors de l’entretien de sortie. Pas de dispositif de départ prévu dans votre entreprise ? Demandez à vous entretenir avec votre manager, ou un responsable RH, ou votre patron. Le but est d’éviter les non-dits, autant de points noirs qui pourraient ressortir dans vos discours à venir.

Sophie Girardeau


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